Affichage des articles dont le libellé est gestion écologique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est gestion écologique. Afficher tous les articles

vendredi 3 avril 2009

Panneaux d'information écologique dans les jardins parisiens

La Ville de Paris souhaite lancer une nouvelle signalétique pédagogique dans les jardins pour en expliquer le fonctionnement et le mode de gestion écologique. Les parisiens sont invités à donner leur avis et à tester le dispositif.

Depuis 2001, la Ville de Paris s’est engagée dans une gestion écologique des espaces verts qui vise à préserver la biodiversité et l’environnement tout en favorisant la diversité des paysages et des usages. L’évolution des pratiques de gestion des espaces verts qui ont pour objectif de limiter, voire de supprimer totalement, l'usage des produits chimiques nocifs pour la santé des personnes, de développer la biodiversité végétale et animale, et d’économiser les ressources naturelles non renouvelables suscite parfois l'interrogation de la part des Parisien(ne)s. D’où la nécessité d'accompagner ces changements d’une communication, menée avec le concours des équipes qui entretiennent les jardins. Elle vise à expliquer l’intérêt écologique de ces pratiques, les objectifs recherchés et leurs modalités.Des pictogrammes illustrent les différentes pratiques : compostage, paillage, enrichissement de la biodiversité, arrosage ciblé, pousse d'herbe spontanée et espaces protégés. Ces pictogrammes, mis en place par les jardiniers, indiquent aux usagers que ces pratiques ne sont pas un laisser aller mais correspondent à une action voulue par le gestionnaire du site. Ils apportent une information in situ sur les intentions du jardinier. Les pictogrammes renvoient à une série d'affiches qui expliquent de façon simple et didactique l'intérêt de telle ou telle pratique. Ces affiches seront placées sur les panneaux de signalétique classiques des jardins parisiens.

Avant de déployer progressivement cette signalétique dans les espaces verts, la Mairie de Paris souhaite vérifier sa pertinence et son efficacité auprès des acteurs locaux : agents de la Direction des espaces verts, représentants de Conseils de quartiers, Conseils de la jeunesse, usagers adultes et enfants.

Plusieurs rendez-vous sont programmés pour mener à bien cette démarche participative, tester et améliorer le dispositif :
- Le 1er avril, les pictogrammes ont été présentés aux agents, élus et représentants locaux aux Jardins d’Eole (18ème) et au square Chanoine-Viollet (14ème), en présence de Fabienne Giboudeaux, adjointe chargée des Espaces verts. Un questionnaire sera rempli sur place par les participants.
- Entre les 2 et 26 avril, l’enquête sera poursuivie auprès des usagers de deux jardins parisiens :
• aux Jardins d'Éole, les agents d’accueil et de surveillance proposeront aux usagers de remplir le questionnaire avec eux ;
• au jardin Chanoine Viollet, le questionnaire sera remis aux usagers par les agents d’accueil et de surveillance du site. Une fois rempli il sera déposé dans une boite située au kiosque de garde.
Première quinzaine de mai une enquête sera menée auprès des enfants, en lien avec les écoles proches des jardins d’Éole. A l’issue de ces enquêtes, cette signalétique sera si nécessaire amendée, puis présentée au grand public, à partir du 13 juin, dans le cadre du jardin éphémère sur le parvis de l'Hôtel de Ville.

samedi 28 mars 2009

7 nouveaux jardins partagés à Paris

Sept nouvelles associations de jardins partagés ont apposé jeudi dernier, 26 mars 2009, leur signature au bas de la charte Main Verte lors d’une cérémonie organisée à l’Hôtel de Ville, en présence de Fabienne Giboudeaux, adjointe chargée des espaces verts.

On compte aujourd’hui près de 50 jardins partagés à Paris. Ces jardins collectifs, confiés par convention à des associations, permettent aux Parisiens de se retrouver pour jardiner ensemble. En signant la charte, les associations s’engagent à proposer des activités ouvertes à tous. Trocs de plantes, repas, projections, conférences et expositions ponctuent la vie des jardins partagés.

Les signataires de la charte Main Verte s’engagent aussi à pratiquer une gestion écologique des jardins partagés. Des actions concrètes comme le jardinage biologique, la récupération des eaux de pluie, le compostage des déchets verts, la réutilisation des matériaux ou l’observation des oiseaux illustrent au quotidien comment prendre soin de son environnement et accueillir la biodiversité.

L’animation du réseau est assurée par la cellule Main Verte de la direction des espaces verts et de l’environnement de la Ville de Paris. Elle accompagne les associations en leur donnant des pistes pour développer leurs actions :
- des conférences (les cafés-jardin),
- des échanges entre jardiniers (un samedi par mois),
- et des trocs (trois fois par an).
La lettre d’information Main Verte, envoyée à plus de 600 destinataires chaque trimestre, est en ligne sur Paris.fr.

Les sept nouveaux jardins partagés :
Graine de partage (12ème),
La poterne des Peupliers (13ème),
Vert Tige (14ème),
Jardin Jean Genet (14ème),
Entr'Aide (15ème),
Le jardin de Perlimpinpin (17ème),
le 56 (20ème).

Liste des jardins partagés

lundi 23 mars 2009

Semaine sans pesticides : les espaces verts de Paris donnent l'exemple

La politique de gestion des espaces verts de Paris se transforme et évolue vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement et de la santé des jardiniers et des usagers. Les pesticides regroupent deux catégories de produits : les fongicides et les insecticides qui relèvent du soin aux plantes et les herbicides ou désherbants qui limitent la pousse des herbes spontanées. Depuis 2001, les achats d’insecticides et fongicides ont été réduits de 75% et les achats d’herbicides de 65%.

En 2002, la Ville de Paris a obtenu la certification ISO 14001 «Soins aux végétaux : méthodes alternatives et raisonnées » pour la gestion de ses parcs et jardins. ISO 14001 est une norme internationale qui vérifie le bon management environnemental d’une entreprise ou d’un secteur. La certification est obtenue après un audit réalisé par un organisme agréé indépendant. La recherche d’alternatives aux pesticides a abouti au remplacement progressif des traitements chimiques par de nouvelles méthodes comme le choix de végétaux plus rustiques, l’enherbement de certaines zones, l’utilisation de la binette, le désherbage thermique et l’emploi de produits biologiques.
(abri à Hyménoptères, parc de Bercy, Paris 12è)
L’ensemble des agents concernés de la DEVE reçoit des formations adaptées : ceux qui appliquent des traitements chimiques sont obligatoirement agréés, après examen.

Le square du Temple (Paris, 3è), figure parmi les 63 espaces verts parisiens qui ont reçu le label « espace vert écologique». Conçu par Jean-Charles Alphand, ingénieur chargé des Parcs et promenades sous le Second Empire, le square du Temple est un jardin de 7 700 m2 situé au centre de Paris. La gestion écologique de cet espace vert haussmannien prouve qu’il est possible de faire évoluer les pratiques horticoles dans des jardins de conception traditionnelle. Un bassin, qui accueille des canards colverts, un kiosque à musique, des aires de jeux pour les enfants, coexistent avec deux enclos boisés abritant une richesse ornithologique sans égal au cœur de Paris. Avec l’arrêt du désherbage chimique, on assiste au retour de la flore spontanée - ce que l’on appelait naguère « les mauvaises herbes ». À cela on peut ajouter la gestion exemplaire des résidus de taille et de tonte, les « déchets verts » : broyés et répandus dans les massifs, ils protègent le sol et permettent de réduire l’arrosage, en limitant l’évaporation de l’eau. Le square du Temple est un espace vert zéro pesticide chimique qui s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue en termes de gestion écologique. Les équipes de jardiniers élaborent par exemple un projet de recyclage des eaux du bassin afin de limiter la consommation d’eau.

Aujourd’hui, tous les jardins poursuivent l’objectif de mettre en place une gestion écologique. Les pratiques environnementales, déjà largement répandues, vont se généraliser progressivement dans les 500 espaces verts jusqu’en 2014, et feront l’objet d’audits menés par un organisme indépendant. Les labellisations sont délivrées jardin par jardin, et témoignent d’une gestion des espaces verts respectueuse de l’environnement et de l’homme. Paris est la 1ère ville française à soumettre l’ensemble de ses jardins à une telle démarche.

La gestion environnementale des espaces verts répond à plusieurs objectifs, dont :
• la réduction des nuisances (atmosphériques, sonores…) et des risques (pollution sol, eau…),
• l’économie des ressources naturelles non renouvelables,
• le développement de la faune, de la flore.Les critères vérifiés pour obtenir le label portent notamment sur :
• l’entretien, qui doit être adapté en fonction du lieu et de l’usage par application d’une « gestion différenciée ».
• les soins aux végétaux : les engrais et les pesticides chimiques sont interdits et remplacés par des produits naturels et biologiques et des méthodes alternatives (paillage, mulch…).
• le suivi de la diversité biologique : une flore diversifiée accueille une faune plus riche.
• la gestion des déchets verts : ils sont réduits, utilisés sur place, valorisés par paillage ou compostage.
• l’arrosage, qui doit être maîtrisé pour économiser la ressource et renforcer la résistance des végétaux.
• la ressource en eau, en favorisant la récupération d’eau de pluie et l’infiltration
naturelle.
• la gestion des déchets du public (tri sélectif, sensibilisation).
• les nuisances sonores, en particulier celles générées par l’entretien de l’espace.
• les conditions d’accueil du public (charte d’accueil).
La gestion environnementale concerne l’ensemble des activités de tous les services dans une démarche de progrès. Par l’implication de la totalité des agents de la direction des Espaces verts et de l’Environnement, elle permet d’échanger et de transmettre les savoir-faire et les bonnes pratiques, d’année en année.

Le Centre de Production Horticole, qui fournit chaque année 2,5 millions de plantes pour les espaces verts de la Ville de Paris, développe la protection biologique intégrée en cultures sous serre, avec pour objectifs de limiter l'emploi des insecticides et les résistances des ravageurs, d’améliorer la qualité des plantes et les conditions de travail sous serre.
Les jardiniers font appel à des insectes auxiliaires et utilisent des pièges chromo-attractifs ou à base de phéromones. Certains insecticides, compatibles avec la protection biologique intégrée, sont conservés dans une trousse de secours, au cas où aucune autre méthode de lutte contre un ravageur ne s’est révélée efficace.
En pépinière, des techniques alternatives de lutte contre certains ravageurs sont mis en place telles que la lutte mécanique, à l'aide d'un nettoyeur haute pression, contre les cochenilles des arbres. Les traitements systématiques ont été remplacés par des traitements localisés et les
seuils de déclenchement des traitements relevés.
Concernant les herbicides – ou désherbants -, leur usage a été fortement limité en utilisant des écodisques pour les cultures de conteneur, en laissant l’herbe pousser entre les rangées de plantes (c’est la technique de l’enherbement) notamment sur la parcelle pépinière pleine terre, le désherbage manuel ou mécanisé en culture pleine terre. Les herbicides, quand ils sont utilisés, sont appliqués sur le seul rang de culture. Une réflexion sur l'utilisation du paillage pourrait encore limiter cet usage.
Deux autres pistes d’amélioration sont à l’étude : l’une consiste à favoriser l'installation des prédateurs naturels (auxiliaires), qui viennent contrôler les populations de ravageurs, l’autre aux choix de variétés plus résistantes aux maladies.

L’exploitation des cimetières parisiens s’est elle aussi résolument tournée vers le développement durable. (Tapis de lierre recouvrant une tombe, cimetière de Montmartre, Paris 18è)
Les méthodes de travail prennent donc en compte désormais le respect de l’environnement et le recyclage. Traditionnellement, l’entretien des cimetières usait massivement de produits phytosanitaires parmi lesquels une majorité de désherbants. De 2001 à 2008, la quantité employée de désherbants a été divisée par 3.