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dimanche 8 février 2009

Qu'est-ce qu'une bonne plante pour balcon ? Règle 1

Quand on jardine sur un balcon, il est facile de se laisser tenter par de belles fleurs ou plantes à feuillages décoratifs qui, en fait, ne supportent pas cette culture en pot dans les airs ou alors avec des soins excessifs. Je vais essayer de préciser les critères qui font qu'une plante est bien adaptée aux jardins de balcons.

La culture sur un balcon, c'est forcément dans un pot, une jardinière ou une suspension. Donc la première règle ou le premier conseil (car après tout chacun est libre de jardiner comme il le souhaite) : il faut éviter les plantes qui ont une croissance trop importante.
(Impatience géante de l'Himalaya, Impatiens glandulifera, photographiée en mai)

Je citerais la belle impatiens géante de l'Himalaya (Impatiens glandulifera). Elle pousse bien dans un bac et même beaucoup trop. En plein été, il faut l'arroser presque matin et soir, tous les jours ! Une véritable corvée. Et elle atteint très vite des dimensions excessives, mes pieds ayant dépassé les 1,50 m de hauteur en plein été. Avec les bourrasques qui soufflent plus souvent dans les étages, la plante est trop malmenée et risque de casser, avec tous les risques de chute dans la rue qui en résultent... Et je n'oublie pas l'extrême sensibilité de cette impatiens aux araignées rouges pendant les chaudes journées d'été. Bref, jolie mais inadaptée.
En me promenant dans Paris, je rencontre des marronniers ou d'autres arbres qui peuvent devenir tous aussi imposants même cultivés dans un petit pot et parfois sur le rebord d'une fenêtre. Ca pousse et même très bien ! Mais je n'aimerais pas être obligé d'entretenir ces plantes et quelle angoisse quand un orage est annoncé !
Il faut faire attention aussi avec les plantes dites grimpantes, mais qui en fait ne s'agrippent pas toutes seules au support mis à leur disposition. Une année dans un autre appartement, j'ai cultivé des courges miniatures ('Baby Bear', 'Baby Boo'), que j'ai laissé retomber le long du balcon. En fin d'été, les pousses atteignaient presque 2 m de longueur pour les plus grandes, avec de jolis petits fruits qui se balançaient au moindre vent. J'avais oublié ma voisine du dessous, qui n'a pas du tout apprécié ces rideaux végétaux devant sa fenêtre... Ambiance !

Conclusion du jour : il faut des plantes qui poussent bien, oui, mais pas trop !
Suite au prochain épisode...

mardi 9 septembre 2008

Les arbres de Paris en quelques chiffres

Paris est une des capitales les plus boisées en Europe. Aujourd'hui 485 000 arbres sont répertoriés intra-muros.Ce patrimoine arboré est composé de :
- 96500 arbres d'alignement situés sur les voies publiques,
- 36500 arbres des parcs et jardins,
- 34000 arbres de cimetières,
- 8000 arbres sur les talus du boulevard périphérique,
- 6000 arbres dans les établissements scolaires et 3000 dans les établissement sportifs,
- et 300 000 arbres dans les deux bois de Boulogne et Vincennes.
Environ 1500 arbres sont remplacés chaque année et 900 sont plantés en supplément.
Plus de 150 essences ont été répertoriées, mais les platanes, les marronniers, les tilleuls et les sophoras représentent encore 78 % des arbres d'alignement.
Visuel d’illustration Essences dans les nouvelles plantations.jpg
(Note : le palmier est inclus dans cet inventaire, mais il ne s'agit pas d'un arbre au sens botanique du terme)
Et tout ce beau monde ne tient pas compte des innombrables semis spontanés, de tous ces "bébés" arbres qui ne deviendront sans doute jamais grands et majestueux car trop vite arrachés.Mais ça pousse dur dans la ville !

lundi 8 septembre 2008

Attention, chute de marrons !

Attaqués par les mineuses, les marronniers de Paris nous annonçaient l'automne dès le mois de juillet, lâchant leurs feuilles grillées bien avant l'heure. Mais maintenant ils laissent tomber leurs marrons. Attention dessous !Le temps des marrons est de retour. Aux feuilles mortes qui s'ammoncellent sur les trottoirs et dans les jardins viennent s'ajouter ces gros fruits durs et brillants et leurs bogues (des capsules épineuses en réalité) qui éclatent en morceaux quand elles touchent le sol. Si beaucoup s'amusent avec ces fruits ronds, il est toujours désagréable d'en recevoir un sur la tête quand on passe sous l'arbre. Parisiens, parisiennes, sortez couverts, les marrons pleuvent !

jeudi 7 août 2008

Les mineuses font l'actualité du site de la Mairie de Paris

Je vous parlais hier de l'invasion de mineuses qui défeuillent les marronniers blancs de la ville de Paris. L'information est confirmée et présentée aujourd'hui sur le site de la Mairie de Paris. C'est l'automne avant l'heure pour ces pauvres marronniers, qui ne seront dorénavant plus plantés dans la capitale, mais remplacés par des marronniers rouges.

mercredi 6 août 2008

Trop de mineuses et les marronniers font grise mine...

Un article dans l'édition parisienne du Parisien d'aujourd'hui fait état des dégâts que subissent les marronniers de la capitale du fait d'une invasion chaque année plus forte de mineuses (Cameraria horidella).
Des petits papillons dont les chenilles perforent les feuilles et pénètrent sous le limbe en faisant des galeries (les mines), avec pour résultat une chute anticipée du feuillage dès la fin du mois de juillet. Ces attaques sont fortes sur les marronniers blancs (Aesculus hippocastanum), les rouges (Aesculus x carnea) étant plus résistants.
Et ils font grise mine les marronniers de Paris en ce moment, avec leur feuilles souvent très fortement desséchées, d'un marron qu'on s'attendrait à voir plutôt en automne. Il n'y a pas qu'à Paris d'ailleurs, car je suis allé la semaine dernière sur les bords de la Loire à Chaumont-sur-Loire (41), tous les marronniers étaient aussi dans un piteux état.Si vous avez des feuilles mortes qui tombent chez vous, sur votre balcon, votre terrasse, dans votre cour ou dans votre jardin, ramassez-les aussitôt et brulez-les (à Paris, c'est difficile pour ne pas dire très risqué) ou apportez-les dans une déchetterie qui fait du compost (mais il faut une température de 40°C pour tuer les larves qui parasitent encore les feuilles mortes et risquent de contaminer d'autres marronniers). Il est aussi possible de les enfouir profondément dans la terre en veillant de ne pas les extraire par un nouveau labour tant que les limbes ne sont pas entièrement décomposés. Bref, on ne laisse pas les feuilles s'envoler !