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jeudi 16 juillet 2009

Chaleur : certaines plantes aiment, d'autres pas...

Bien content d'avoir la clim dans mon bureau toute la journée, car la chaleur en sortant était plutôt accablante aujourd'hui. Sur le balcon, les plantes résistent, certaines mieux que d'autres.

L'impatiens africaine (Impatiens tinctoria) est celle qui souffre le plus. La sécheresse de l'air urbain ne lui convient pas et les araignées rouges commencent à faire des dégâts, les feuilles jaunissant petit à petit, mais avec quand même des nouvelles pousses à la base. La renouée panachée (Fallopia japonica 'Variegata') a le bord des vieilles feuilles complètement desséché. Ce qui me rassure, c'est qu'elle fait plein de nouvelles feuilles et que même dans les Vosges, j'ai vu des pieds avec des feuilles desséchées alors que le jardin était très humide. Avec les plantes panachées, c'est souvent difficile ! Les coeurs-de-Marie (Dicentra spectabilis 'Alba') résistent pas mal, moyennant des arrosages copieux presque tous les jours. Sol frais obligatoire sinon le feuillage se dessèche et se recroqueville en un rien de temps. L'impatiens bleue de l'Himalaya (Impatiens namchawarbensis) fleurit abondamment, mais le feuillage commence à souffrir de la sécheresse ambiante.

Tout le reste se porte très bien, toujours avec des apports d'eau réguliers, pratiquement chaque jour avec ces températures très élevées. Bien sûr les plantes exotiques sont à la fête. Les sauromatums (Typhonium venosum) ont déployé leur large feuille découpée. Les hibiscus rustiques (Hibiscus coccineus et la variété 'Alba') sont maintenant arrivés au-dessus de la balustrade. Plus d'un mètre de hauteur, ils devraient en principe encore doubler. Ils sont superbes, mais les boutons floraux ne sont toujours pas apparus. Ils ont du retard cette année... Quant aux impatiens sodenii (Impatiens sodenii subsp. sodenii), elles ont formé des buissons de près d'un mètre de hauteur. Cette espèce supporte sans problème chaleur et soleil, avec de l'eau au pied en abondance. Tous les bégonias poussent sans problème car leurs racines ne manquent pas d'eau. Les bégonias Dragon Wing commencent à devenir spectaculaires, véritables bouquets de fleurs écarlates qui se renouvellent sans cesse. Mon pied de saruma (Saruma henryi) que je vantais en début d'année est maintenant arrivé au niveau de la balustrade, avec toujours des fleurs et son lot de graines qui se répandent un peu partout.

Bref, ma petite jungle urbaine prend forme et vigueur. Et la corvée d'arrosage bat son plein ! Double d'ailleurs, car je joue le gardien d'un autre balcon pendant que ses propriétaires sont partis se dorer au soleil du grand Sud. Mais bon, j'arrête mon bavardage, car l'orage menace, les éclairs sillonnent le ciel, impressionnant !

mardi 28 avril 2009

Toujours plus de fleurs sur le Saruma

Il y a quelques semaines à peine, je vous montrais les premières fleurs de mon pied de Saruma henryi. Aujourd'hui la touffe s'est beaucoup étoffée et les fleurs se succèdent sans interruption.

Des grosses feuilles duveteuses en forme de coeur, toutes douces.
Des petites fleurs d'un adorable jaune primevère, semblables à des petits pavots...
Pour les coins ombragés pas trop secs, c'est certainement une des meilleures plantes vivaces que je connaisse. Une valeur sûre, mention très bien. Et en plus, elle se ressème ! Cette année j'ai plein de "bébés" tout autour de mon pied. Ils sont tous petits, mais j'en ai repiqué quelques uns pour les apporter au Troc Vert de Montreuil (93), prévu le 17 mai je vous rappelle...

jeudi 14 août 2008

Balayer le balcon et recueillir plein de graines

Le jardinage sur balcon ou terrasse implique des séances de balayage assez fréquentes, surtout quand les jardinières et les potées sont remplies de plantes à fleurs. Car les fleurs ne cessent de tomber, de se renouveler et de tomber encore et toujours.
Je ne vais pas me plaindre des floraisons tant attendues, mais j'avoue que les corvées de balayage ne sont pas toujours de mon goût. Pour bien faire, je dois jouer du balai tous les jours en ce moment. Et je ramasse l'équivalent d'une pelle tous les deux ou trois jours. Sans parler des fleurs et feuilles fanées qui entrent dans l'appartement avec le vent ou l'aide de la chatte, qui n'a pas son pareil pour faire balayette. Plus d'une fois elle est rentrée avec des fleurs de strobilanthes accrochées aux poils de sa queue ou des pétales de corète ou de bégonias qui collent à ses culottes bouffantes. Très drôle, moins quand elle ramène ça sur le parquet et surtout le lit, voire dans le lit.
Bref, l'été c'est balayage et arrosage, mais une petite surprise quand on regarde le contenu de la pelle : plein de graines ! Il faut dire que l'impatiens bleue (Impatiens namchawarbensis), le saruma (Saruma henryi), les strobilanthes, le pavonia (Pavonia missionum) et les pinellias (Pinellia pedatisecta) donnent sans arrêt des semences plus ou moins grosses. Surtout les pinellias, qui parsèment véritablement leur jardinière, les voisines et bien sûr la dalle du balcon. Leurs graines sont grosses et se repèrent facilement. Les années précédentes j'étais aussi envahi de graines d'impatiens (Impatiens balfourii et Impatiens glandulifera), prolifiques au point d'en devenir des mauvaises herbes très envahissantes. Mais cette année j'ai réussi à éliminer tous les pieds au printemps.
Conclusion, quand vous balayez sur votre balcon très fleuri, jetez un oeil sur le contenu de la pelle, vous ferez des heureux l'an prochain ! Et quand on sait reconnaître les graines, il n'y a plus qu'à les entreposer dans un sachet soigneusement identifié et daté. Le tout rangé dans le bac à légumes du réfrigérateur, et hop, une réserve de plantes sans dépenser un euro.
Arrosage, balayage et ... récup' !

samedi 31 mai 2008

Balcons et terrasses : osons, osez d'autres plantes !

La gamme des plantes pour les potées d'été s'enrichit de nouvelles variétés chaque année, mais nos fenêtres, nos balcons et nos terrasses s'ornent presque toujours des mêmes plantes.
Géraniums, pétunias, gazanias et sauges pour le plein soleil; petits bégonias à massifs, impatiens et fuchsias pour les endroits ombragés. Et pourtant, ce ne sont pas les espèces qui manquent parmi les plantes vivaces ou annuelles pour décorer ces minis jardins entre terre et ciel. Comme le Saruma dont je vous ai déjà parlé.
Aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'une misère extraordinaire : Gibasis geniculata (à gauche sur la photo, en compagnie d'un plectranthus panaché).
Feuillage vert foncé et brillant, petites feuilles ovales et pointues, tiges grêles et innombrables petites fleurs blanches : rien de spectaculaire, mais une grace infinie associée à une excellente vigueur.
Si vous allez dans une jardinerie, vous la trouverez dans le rayon des plantes d'intérieur, le plus souvent proposée en suspension. C'est une excellente plante d'intérieur, mais aussi d'extérieur ! Je la cultive sur mon balcon depuis que je suis revenu vivre dans Paris, cela fait déjà dix ans. Et bien elle a supporté la plupart des hivers, même sans protection. Son feuillage disparaît si les gelées sont un peu fortes, mais elle repousse souvent au printemps, plus ou moins tôt selon la rigueur de la mauvaise saison. Et sa croissance rapide lui permet de reformer une belle touffe, jamais trop encombrante, dans une jardinière ou dans une suspension.Il faut l'installer à l'ombre ou à la mi ombre, car elle n'aime pas le chaud soleil du midi. Seules ou en compagnie de bégonias, d'impatiens, de fuchsias ou de plantes vivaces rustiques aimant l'ombre comme les hostas ou les fougères.
Comme toute les misères, elle se bouture facilement, dans l'eau ou même directement dans du terreau, le printemps et l'été étant les meilleures périodes pour cette opération.
De toutes les misères les plus fréquemment proposées, c'est certainement la plus florifère que je connaisse. Elle se couvre en permanence de petites fleurs simples blanc pur, si fine que l'on dirait du gypsophile. Je ne m'en lasse pas...