mercredi 6 août 2008

Trop de mineuses et les marronniers font grise mine...

Un article dans l'édition parisienne du Parisien d'aujourd'hui fait état des dégâts que subissent les marronniers de la capitale du fait d'une invasion chaque année plus forte de mineuses (Cameraria horidella).
Des petits papillons dont les chenilles perforent les feuilles et pénètrent sous le limbe en faisant des galeries (les mines), avec pour résultat une chute anticipée du feuillage dès la fin du mois de juillet. Ces attaques sont fortes sur les marronniers blancs (Aesculus hippocastanum), les rouges (Aesculus x carnea) étant plus résistants.
Et ils font grise mine les marronniers de Paris en ce moment, avec leur feuilles souvent très fortement desséchées, d'un marron qu'on s'attendrait à voir plutôt en automne. Il n'y a pas qu'à Paris d'ailleurs, car je suis allé la semaine dernière sur les bords de la Loire à Chaumont-sur-Loire (41), tous les marronniers étaient aussi dans un piteux état.Si vous avez des feuilles mortes qui tombent chez vous, sur votre balcon, votre terrasse, dans votre cour ou dans votre jardin, ramassez-les aussitôt et brulez-les (à Paris, c'est difficile pour ne pas dire très risqué) ou apportez-les dans une déchetterie qui fait du compost (mais il faut une température de 40°C pour tuer les larves qui parasitent encore les feuilles mortes et risquent de contaminer d'autres marronniers). Il est aussi possible de les enfouir profondément dans la terre en veillant de ne pas les extraire par un nouveau labour tant que les limbes ne sont pas entièrement décomposés. Bref, on ne laisse pas les feuilles s'envoler !

mardi 5 août 2008

Un guide pour créer son mur végétal

Vous rêvez peut être de temps à autre devant l'impressionnant mur végétal du Musée du quai Branly (Paris, 7ème) créé par le botaniste Patrick Blanc ?Ou plus récemment vous vous êtes arrêté devant celui qui surplombe l'entrée du BHV Homme (Paris, 4ème), plus modeste, mais exubérant à souhait ?Et je pourrai citer encore de nombreux lieux dans Paris et en région parisienne où poussent et fleurissent des murs végétaux, le plus souvent conçus par Patrick Blanc... Mais ces réalisations souvent somptueuses semblent inaccessibles, démesurées par rapport aux dimensions de votre appartement, de votre balcon, de votre terrasse ou de votre cour... Qu'à cela ne tienne, Léon-Hugo Bonte vient de sortir un petit guide pratique qui donne toutes les indications pour réaliser soi-même un mur végétal de 1 x 0,8 m.Vous trouverez dans le livre un pas à pas complet pour comprendre le fonctionnement d’un panneau végétalisé, des explications claires illustrées de photos pour la réalisation du modèle de mur proposé ainsi que plusieurs propositions d’assortiment de végétaux.Réaliser et entretenir son mur végétal, par Léon-Hugo Bonte
92 pages, 9 euros, Éditions Eyrolles.
Pour le plaisir, une des dernières créations de Léon-Hugo... Mur végétal d’intérieur en aquaponie, photo Léon-Hugo Bonte

Plantes en pots : engrais ou pas engrais ?

Mon balcon ressemble maintenant à une petite jungle urbaine, un joyeux fouillis d'une profusion inouïe. Vous pensez que je gave mes plantes à coup de fortes doses d'engrais concentré ? Et bien non !Lorsque l'hiver touche à sa fin, je gratouille le terreau dans toutes les jardinières qui restent en place avant que les plantes ne soient trop redémarrées. À ce moment là, je rajoute un mélange d'engrais organique, composé de corne torréfiée, de sang desséché (pour les apports d'azote et la croissance des feuillages), de guano de chauve-souris et d'un engrais organique pour tomates (marque CP Jardin) pour les floraisons. J'ajoute un peu de compost (Or Brun) et une nouvelle couche de terreau pour géraniums afin de remplir davantage les jardinières (en une année, le sol se tasse beaucoup). Pour les nouvelles potées, je procède de la même façon, en remplissant le pot avec du terreau neuf et les mêmes engrais organiques.
Et c'est tout ! Le reste de la belle saison, je me contente d'arroser régulièrement. Je n'apporte plus d'engrais liquide et n'ajoute plus d'engrais à action rapide dans le sol. Je procède ainsi depuis au moins trois ans.
Cette année, je n'ai eu qu'une petite apparition de pucerons sur un pied d'armoise et ils sont vite partis tous seuls. Pas d'oïdium pour le moment et mes plantes sont robustes, les floraisons sont au rendez-vous. Et moi je ne me casse pas la tête avec des dosages ou des apports à programmer. Cool l'été !

Belles floraisons de mes bégonias tubéreux parfumés

Plus l'été s'avance, plus mes bégonias tubéreux hybrides à floraison parfumée deviennent opulents et offrent de belles fleurs.La suspension de Begonia Fragrance 'Apple Blossom' est méconnaissable tellement elle a pris du volume et tant les fleurs sont nombreuses. Et quel parfum ! Les fleurs ne sont pas toujours parfumées, mais quand elles se mettent à sentir, une bouffée d'arôme de rose ancienne vous emplit les narines. Un vrai régal.J'ai une autre suspension avec un Begonia Aromantics, que j'avais déjà l'an dernier et dont le tubercule a mis beaucoup de temps à repartir cette année, du fait du printemps assez frais et humide. Mais ça y est, les premières fleurs arrivent. En principe elles sont parfumées, mais je n'ai pas encore été mettre mon nez au coeur des pétales, à peine entrouverts. La floraison ne fait que commencer...

lundi 4 août 2008

Impatiens : les ennuis commencent !

Les quelques jours de grande chaleur que Paris a connu depuis le début de l'été ne m'ont pas paru inquiétants pour mes impatiens, très sensibles à la sécheresse de l'air. Mais voici la première attaque sérieuse d'araignées rouges.Ces parasites piqueurs suceurs de sève sont pratiquement invisibles à l'oeil nu tellement ils sont petits. Mais quand ils prolifèrent, les feuilles prennent un aspect argenté, plombé comme sur la photo. Des fines toiles apparaissent au revers. Quand l'attaque devient plus forte, les feuilles se dessèchent et tombent, ce que vont finir par faire les feuilles attaquées.
Les traitements chimiques sont trop forts le plus souvent et brulent le feuillage encore plus que les acariens ne le font. Je vais couper les feuilles les plus atteintes, en espérant que l'invasion ne va pas se poursuivre. Et je vais vaporiser de l'eau plus souvent sur les feuilles car les araignées rouges n'aiment pas l'humidité (la suspension est abritée des pluies, elle n'est donc jamais détrempée par une bonne ondée). Dommage, la potée commençait à avoir belle allure. Mais chaque année c'est la même chose avec les Impatiens Walleriana-Hybrides, décidément trop fragiles pour Paris et surtout mon balcon.

Hibiscus coccineus 'Alba' : floraison annoncée

Le beau pied d'Hibiscus coccineus 'Alba' que j'avais rapporté des journées de Courson au printemps dernier est devenu un bel arbuste, plus grand que moi et la rambarde du balcon.Il monte, il monte et les boutons floraux se forment de plus en plus. Les deux premiers ont vite jauni et sont tombés, mais il semble que les derniers soient plus robustes. Certains commencent même à prendre une belle taille. Verrai-je bientôt la floraison ?
Mon autre pied, l'Hibiscus coccineus aux fleurs rouges, s'est aussi beaucoup développé. Il dépasse le mètre de hauteur et les premiers boutons floraux sont maintenant aussi formés, mais ils sont encore petits et très loin de la floraison. L'an dernier, le pied avait donné ses boutons plus tardivement. J'aurai peut-être la chance de le voir aussi fleurir...
Vivement dans quelques semaines !!!

dimanche 3 août 2008

Mes floraisons du week-end : impatiens, bégonias encore et toujours !

Les jours se suivent avec une météo très variable, mais les fleurs se succèdent sur mon balcon, maintenant très envahi par la végétation opulente à souhait.Petit inventaire des floraisons de ce week-end :
- Le bégonia Fragrance 'Apple Blossom', couvert de grosses fleurs doubles bien parfumées.- L'impatiens bleue (Impatiens namchawarbensis), pas toujours facile à photograhier car les fleurs se cachent souvent derrière les feuilles.- Le Begonia boliviensis, couvert d'une multitude de fleurs vermillon.- Très proche du précédent, le bégonia Bonfire forme une belle cascade de fleurs vermillon plus foncé, qui s'accordent bien avec les fleurs de la grande impatiens (Impatiens Walleriana-Hybride).- Les bégonias Dragon Wing, toujours aussi généreux quel que soit la météo.

Althéas : 4 astuces pour une superbe floraison

Les althéas (Hibiscus syriacus) sont actuellement en pleine floraison. Ces arbustes d'été fleurissent généreusement sous réserve de quelques soins bien précis :1 - La première chose à veiller est de les installer dans un emplacement très ensoleillé. Surtout pas d'ombre !
2 - Ces arbustes fleurissent sur les nouvelles pousses de l'année. Une taille en fin d'hiver, qui peut être assez sévère, favorise l'apparition de nouveaux rameaux florifères et garde à la plante un port plus ramifié et compact.
3 - Au cours de la belle saison, arrosez dès que le sol sèche en surface. L'althéa est gourmand en eau. Plus il en a, plus il pousse et fleurit.
4 - Les fleurs donnent des fruits remplis de graines. Inutile de les laisser murir, il est préférable de les ôter dès qu'ils se forment si vous voulez une nouvelle floraison abondante.

vendredi 1 août 2008

Feuillages XXL : exotisme garanti !

L'été étant maintenant bien avancé et la chaleur aidant, certaines plantes exotiques installées dans le jardin pour l'été ou toute l'année à demeure prennent des proportions gigantesques.
Leurs larges feuilles apportent une touche d'exotisme au jardin, qu'il soit petit ou grand, du Nord au Sud. Petit inventaire de quelques unes de ces espèces remarquables, photographiées à Paris et ailleurs :
Le cardon (Cynara cardunculus) La gunnère (Gunnera manicata) Les oreilles d'éléphant (Alocasia macrorrhiza) Le ricin (Ricinus communis) Le tétrapanax (Tetrapanax papyfera)Le tabac d'ornement à feuillage panaché (Nicotiana tabacum 'Variegata')